Bonjour à tous,

 

La saison 2012 a déjà bien commencé ! Je vais revenir sur mon début de saison du GP2 après les trois premiers week-ends.

Cette nouvelle saison a commencé pour moi et l’équipe Trident Racing à Jerez, en Espagne, le 29 février dernier. Depuis j’ai l’impression que seulement quelques jours se sont écoulés tant  les semaines ont été remplis.

Nous avons participé à 3 jours de tests sur le circuit de Jerez puis la semaine suivante à Barcelone. À Jerez nous nous sommes limités à faire des kilomètres pour tout bien roder ; moi, les mécaniciens et les ingénieurs.

La semaine suivante à Barcelone, nous avons cherché la performance tout en optimisant les réglages en vue des courses ;  surtout le fait d’utiliser ou non les pneus ‘medium’ pour des relais en Course 1 qui sont la nouveauté cette année en GP2.

 

FIn mars nous arrivons en Malaisie, sur une superbe piste de Sepang que je ne connaissais pas. Autant les qualifications se sont bien passés, 13e sans améliorer avec les options (medium) qui sont censés être 3 dixième plus vite, les courses, elles, ont été plus compliqués. En Course 1, nous avons perdu le grip des pneus plus tôt que prévu et j’ai été contraint d’effectuer des tours très lents avant de changer mes pneus arrières. Pour la course 2 je pris un drive through pour avoir bouger de quelques centimètres pendant que les feux rouges étaient encore allumés… Mais quand même les temps au tours étaient vraiment rapide.

 

A Bahrein, nous arrivions confiant sur nos performances, nous devions seulement nous améliorer en course. Encore une fois, le fait de découvrir la piste ne m’a pas géner puisque je réussis le 6e temps à moins d’un dixième du troisième. Sauf qu’en course, sur le premier relais, j’ai du me battre avec des Prime qui ont fait 12 tours contre la plupart des pilotes en Options d’une seule série… Je perdis plusieurs places avant le changement de pneus. Et surtout ayant changer les pneus arrières au 7e tour, j’ai beaucoup souffert dans les deux derniers tours. Je perds le point de la dixième place à deux virages de la fin.

Alors que l’on venait de perdre une belle occasion de prendre de beaux points, ça a été pire pour la seconde course. Je me fis sortir lors du premier virage après qu’un des pilote arrive trop fort et ne peut que venir me toucher.

 

Nous enchainons à Bahrein pour un week-end sans la F1. Cette fois-ci, nous avions pris le risque d’économiser les pneus en essais libres et de faire seulement un tour en Prime en qualifications. Sauf que nous n’avions pas prévu le changement d’adhérence de la piste sans la gomme déposé par les F1. La voiture n’était pas au mieux et j’ai conduis trop aggressivement pour le faible grip de la piste. En outre, j’ai perdu deux tours à cause du traffc. Qualif fini… à la 24e place ! Malheureusement je me loupe au départ des deux courses en prenant ” l’anti-calage ” et en conséquence je suis parti bon dernier les deux fois. Cependant le rythme n’était pas celui attendu et je pus finir seulement deux fois 17ème…

 

On peut voir que le plus difficile en GP2 comme en F1, est la gestion des pneumatiques. Autant en qualifications, nous avons trouver la solution, autant en course nous devons travailler davantage.

Prochain meeting à Barcelone, ce week-end sur une piste qui dégrade moins les pneus que les deux premières manches, à voir !

 

Fin de Saison

Posted: 17 novembre 2011 in Formule Renault 3.5, Sujets Divers

Bonjour à vous,

 

Ma saison 2011 touche à sa fin ! En effet le championnat World Series est fini depuis la course de Barcelone. Il me reste cependant la course d’Abu Dhabi en GP2, en même temps que le Grand Prix F1.

 

Concernant la World Series, je ne peux pas dire que c’était une bonne saison, en ayant marqué seulement 6 points à Monza. J’ai tout de même progressé énormément course après course et la fin du championnat était moins cauchemardesque que la première partie. Après une course très difficile à Silverstone, je pris la direction de Monza pour la dernière manche en GP2. J’y remplaçais mon compatriote Coletti chez Trident et malgré une qualification lointaine, je n’étais pas ridicule du tout en course. C’était la première fois que je montais dans une GP2, et mes chronos dans les deux courses étaient plus qu’honorables… En course 1, mon meilleur temps était à 5 dixième du meilleur tour en course et mon chrono idéal était à seulement 3 dixièmes. Cette course fut en quelque sorte une révélation et me redonna confiance.

 

En arrivant au Castellet et à Barcelone pour les deux dernières manches, je savais que je pouvais être performant et je n’avais vraiment plus rien à perdre !

Au Castellet, je fais un tête-à-queue dans chacune des deux courses car j’ai essayé de doubler sur une piste où les dépassements sont difficiles ; cependant nous avions la performance pour marquer quelques points supplémentaires.

 

Le dernier rendez-vous était pris à Barcelone le 8 et 9 Octobre dernier. J’étais toujours motivé et j’espérais vraiment un beau résultat pour clôturer ma collaboration avec Draco du mieux possible. Comme souvent, le vendredi se passa sans encombre. Malheureusement lors de la 1ère Qualification tout ne se passa pas comme prévu  : il y eut un premier drapeau rouge causé par mon équipier d’un week-end, Adrien Tambay puis un autre peu après à cause d’un moteur cassé. Je repartis comme tout le monde avec le second set de pneus sans trop savoir les limites de la voiture. Je commis une petite erreur dans mon deuxième tour rapide et elle me coûta un Top 10 car tous les autres ont amélioré dans ce tour. Je finissais donc cette séance folle de plus d’une heure à la quinzième place. La première course finissait très vite car touché à l’arrière, je crevai.

Le lendemain, ma dernière qualification en World Series sera quand même la meilleure de l’année. Lors du premier train de pneu (ceux de la veille ), j’étais troisième à 15 centièmes de Wickens. Je n’ai pas su mettre les partiels dans l’ordre durant le deuxième set et je pris ‘seulement’ le neuvième temps. Au départ de la deuxième course, en faisant un bon départ, j’ai pu éviter les incidents et je me retrouvais sixième. Vergne étant en difficulté, je passai vite cinquième au restart du Safety Car. Nous décidons de faire le pit-stop assez tôt parce que j’étais bloqué derrière un concurrent. Il se révéla que ravitailler plus tard était bien mieux et je perdis vite des places pour me retrouver septième. Je réussis à creuser un écart sur Rossi avant de commettre une petite erreur qui le fit passer… Seulement Grubmuller freina trop tard à l’épingle et vins me percuter au même endroit que la veille ! Tête-à-queue, course finie.

Dure fin de saison mais les performances de la fin du championnat étaient plutôt bonnes, ce qui est le principal pour la saison prochaine. Que je fasse la WS ou la GP2.

 

 

Concernant les test hivernaux du GP2, ils sont déjà finis puisqu’ils y avaient deux jours à Jerez et deux à Barcelone. J’ai pu tester deux autres équipes, Ocean et Rappax. À Jerez j’aurais pu rentrer les deux jours dans le Top 10 sans avoir était géné. À Barcelone, deux jours durant avec Trident, je naviguais plutôt aux alentours de la treizième place. Après ces essais nous avons décidé de participer à la course d’Abu Dhabi, toujours avec Trident afin de prendre encore plus d’expérience.

Je me dirige donc vers de la GP2 même s’il reste à trouver le budget nécessaire. Concernant la World Series il est inutile de faire les tests puisqu’ils ont encore la voiture de cette année et pas la nouvelle qui arrivera que courant février…

 

 

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Bonjour à vous,

 

La saison avance très vite, trop vite ! Le cap de la mi-saison est déjà passé. La course tant attendu de Monaco est déjà derrière nous. J’aimerais revenir sur le week-end “à la maison” et sur les manches successives en Allemagne puis en Hongrie.

 

Le rendez-vous en  principauté commençait plutôt bien avec un 12ème chrono le jeudi matin et premier Rookie ( en effet Rossi était devant moi mais il avait participé à cette course en 2010). Notre séance était la première du week-end et par ce fait, la piste était vraiment sale dans les premiers tours. Je suis resté conservateur toute la séance pour forcer un peu plus dans les ultimes boucles. Le vendredi était libre pour nous avant de reprendre les qualifications le samedi matin. Heureusement nous étions séparés en deux groupe pour éviter trop de traffic dans les rues étroites. Étant dans le second groupe, j’ai pu assisté à l’évolution des chronos du premier groupe. Les meilleurs temps se sont effectués pour la plupart dans le dernier tour car la piste prend tour par tour un peu plus d’adhérence et les pilotes prennent toujours un peu plus confiance. Je suis parmi les plus conservateurs, qui ne commet que rarement des fautes et pour cette session je me suis dit qu’il fallait être prudent au début pour augmenter le rythme crescendo. Sauf que je fus vraiment trop conservateur, à tel point qu’au moment de changer les pneus pour la dernière série, je fus incapable de décrire le comportement de la voiture. Avec ce deuxième train de pneus, je me lâchais un peu plus mais dans mon meilleur tour je tomba sur un pilote au ralenti et le tour d’après je fis une faute. Je pensais qu’il me restait un tour mais non, je pris le drapeau à damier en premier… Onzième de mon groupe, 22ème au générale. L’espoir de bien figuré dans mes rues partit en fumée.

Il restait quand même la course pour se rattraper, sauf qu’à Mirabeau alors qu’il y avait drapeau jaune parce que mon équipier était dans le rail, le concurrent derrière moi essaya de me passer à l’intérieur ! Mon seul choix était de me ”garer” juste à côté de mon équipier pour pas lui monter dessus… J’arrive de tout de même à repartir et je finis 16ème profitant de quelques accrochages. Difficile week-end mais cela a été quand même un grand moment, de pouvoir rouler dans ma ville avec une monoplace de 500ch !

 

Trois semaines plus tard on se retrouvait au Nürburgring. Après un tour du Nordschleife avec Cyrille, les choses sérieuses commençaient. Ce week-end là, je m’étais promis de me lâcher, de faire des erreurs pour donner le meilleur de moi-même. Et je l’ai fait ! En effet dans la première qualification, j’étais cinquième avant de faire un tête-à-queue et de détruire complètement mes pneus qui auraient du servir pour la seconde course. En plus de ce problème de pneus, je ne pus améliorer mon chrono pendant que les autres, ont tous amélioré. Je finis donc 23 ème de cette qualif. La course 1 fut riche en émotions, il y a eu deux grosses averses mais comme la plupart des autres pilotes, je suis resté en pneus slicks et dans ces conditions j’étais vraiment rapide. Malheureusement en partant de si loin je ne pouvais pas espérer beaucoup mieux qu’une treizième place.

Le lendemain matin, la pluie s’est invitée pour la seconde qualification. Le problème dans ces conditions c’est de trouver le bon rythme en suivant les bons pilotes et surtout en ayant un tour clair. Ce ne fut pas du tout mon cas et je savais qu’un 17ème chrono ne reflétait pas ma réelle performance. La course 2, celle avec les pits-stops, s’est déroulé sur le sec. Ayant qu’un train de pneus neufs pour la course et devant mettre deux roues (le pit-stop permet de remplacer au maximum deux roues) de la course de la veille, il fallait que je fasse le moins de tours possibles avec les vieux pneus de la veille. Notre première stratégie était de s’arreter dès l’ouverture de la pit-lane, c’est à dire au cinquième tour pour ensuite finir la course avec les pneus neufs à l’avant. Cependant le ciel étant menaçant, nous avons choisi de partir avec les pneus neufs et de retarder l’arrêt, ce qui était la stratégie de la plupart des concurrents. Pour peut-être chausser des pneus pluies en cas d’averses. Mais la pluie s’est invitée au dernier tour et je perds une huitième place dans les ultimes boucles car je me fais passer par deux pilotes, une fois repartit avec mes pneus usagés,et je perds trois places de ceux qui ont fait leur arrêt en début de course. Ils ont en effet bénéficié du Safety-Car du 7ème tour… C’est un résultat frustrant puisque le vainqueur était derrière moi avant de changer ses pneus… Mais c’est la course !

 

Le week-end Hongrois s’est très mal passé, mauvaises performances dans les deux qualifications et des courses difficiles. C’est vraiment un week-end à oublier !

 

Prochain rendez-vous à Silverstone le 20-21 Août après une pause estivale de 7 semaines ! En souhaitant marqué de gros points en fin de saison.

Bonjour à tous,

La saison de Formule 1 a déjà bien avancé mais heureusement pour tous les fans, il reste encore beaucoup de courses. Je vais vous parler aujourd’hui de technique. On sait tous à quel point les choses évoluent vite en F1, par exemple l’année dernière avec les Ferrari devenus très compétitives en fin de saison.

Comme je l’avais annoncé pour cette année, ce sont toujours les Red Bull qui dominent largement. Plutôt Vettel, qui surfe sur sa vague de confiance, de maîtrise et de réussite. Il ne fait presque plus d’erreurs et a surtout appris des siennes de l’an dernier. De plus Adrian Newey et son équipe font les réglages en suivant plus les indications de Vettel car c’est lui, le pilote du futur…

 

Le jeune Allemand semble intouchable sauf que la réglementation va changer après ce Grand Prix du Canada. En effet, les diffuseurs soufflés au freinage qu’utilisent tous les Top Teams et quelques autres, seront peut-être bannis dès le 16 juin. Ils ont déjà été jugés non-conformes depuis quelques semaines. Des écuries tels que Williams ou Sauber ne se sont pas permis de prendre ce risque car elles étaient sûres que les commissaires ne donneraient pas leur accord. Il est vrai que le règlement n’a pas toujours été très clair…

Il faut revenir en arrière pour mieux comprendre :  -En 2009 le règlement technique a été profondément revu. Les ailerons tri-plans, les innombrables appendices aerodynamiques qu’on trouvait de partout sur ces monoplaces furent interdit. Le secret de la Brawn GP, grande gagnante de ce nouveau règlement, résidait dans son double diffuseur. La FIA étant resté trop approximative dans les interdictions de cette partie de la voiture, Ross Brawn en a très bien profité.

En 2010, les doubles diffuseurs ont été interdit mais on a vu apparaître un diffuseur soufflé. C’est à dire que les gaz d’échappements sont expulsés directement dans le diffuseur. La chaleur augmentant la densité, ces gaz sont donc bien plus efficaces que l’air ambiant. D’abord apparu sur la Red Bull puis sur les Ferrari, McLaren et Renault et enfin sur la Mercedes. Avec du succès mais aussi avec quelques contraintes pour la fiabilité

Si en 2011, les F-Duck ont été à leur tour interdits, rien n’a été fait pour les diffuseurs soufflés.

De plus, les meilleurs ingénieurs moteurs ont réussis à continuer le soufflage même lors du freinage alors que le papillon de gaz devrait rester fermé. Spécialement ceux de Renault, le moteur des Red Bull et Lotus GP. C’est ce type de soufflage qui a été jugé comme ‘problématique’ par les commissaires techniques. On ne peut pas utiliser l’accélérateur comme aide aérodynamique.

 

Si le 16 Juin prochain, la FIA décide d’interdire le soufflage au freinage, beaucoup d’équipes vont perdre gros. Il est évident que toutes les meilleures écuries, qui ont cette avantage, le perdront toutes en même temps. Et elles  se retrouveront, sur ce point de vue, au même niveau que les Williams, Sauber et les HRT. Cependant vu les performances de ces écuries, il est certain que ce n’est pas Barichello qui s’imposera à Valence. Néanmoins des écuries comme Red Bull et Ferrari en souffriront davantage car ils ont beaucoup misé sur ce procédé alors que McLaren s’est plutôt focalisé sur l’ensemble de leur auto. Assisterons-nous à des doublés McLaren pendant l’été? Je le pense ! Avant qu’une nouvelle fois, d’autres innovations fassent leur apparition…

 

 

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Après un début de saison vraiment difficile,  j’arrivais à Monza regonfler à bloc. J’ai appris de mes erreurs d’Alcaniz et de Spa et je tenais à marquer des points sur le troisième meeting.

En effet les courses d’Alcaniz ont été mauvaises, surtout à cause de mes deux départs loupés… Je cale à la première course et je repars derrière tout le monde ; En deuxième course, je ne cale pas mais je perds trop de places et je me fais sortir dès le premier virage. Les performances étaient là mais nous n’avons pas concrétisé du tout.

J’arrivais cependant à Spa confiant malgré le fait que je n’avais jamais roulé sur cette piste en World Series. La qualification 1 étant marqué par deux drapeaux rouges et le fait qu’il fallait faire le ‘temps’ sur deux tours seulement. Je réalise un médiocre 17eme temps et 3e Rookie. Je finis la course à la même place mais je perds le podium Rookie à trois tours de la fin. Je me lève le dimanche avec un rhume et un fort mal de tête. Étant faible physiquement, je me qualifie à une mauvaise 23e place à plus d’une seconde de la pôle. Pour finir ce désastre je me fait accrocher à quelques tours de la fin alors que j’étais remonté aux alentours de la 15e place.

À Monza, après de bons tests privés, je savais que nous allions être performant. Je finis le vendredi à une bonne 7e place et réalise ma meilleure qualification en signant une 4e place. Malheureusement je bloque fort mes deux roues avant au deuxième freinage. Donc de ce premier tour au dernier, j’ai roulé avec des vibrations si fortes qu’elles m’empêchaient de voir correctement les panneaux de freinage ; très important sur un circuit rapide comme Monza ! Je finis quand même à la septième place et monte sur la deuxième marche du podium des Rookies.

Après une course difficile physiquement et psychiquement due aux vibrations, il était difficile de donner le maximum lors de la seconde qualif qui était pour une fois 1 heure après la course ! Septième ligne à seulement cinq dixièmes. Même en partant 13ème le lendemain, je visais un Top 10 afin de prendre encore quelques  points. C’était bien parti jusqu’à ce que un pilote se loupe à la première chicane et m’emmène large. Je perds quatre places et j’ai commencé à m’énerver suite à cet incident. La fin de course fut déplorable, je perdais confiance et le bon rythme du début de course. Je finis à une triste 15ème place.

Suivront un article sur Monaco puis le Nurburgring.

A bientôt

Bonjour à tous,

 

Les essais de pré-saison passent très vite, même trop vite. Après deux jours à Valencia en ‘Privé’, nous avons déjà fini avec quatre jours de tests collectifs sur six. Nous sommes cette semaine au Paul-Ricard pour deux jours supplémentaires. Viendra s’ajouter un jour en plus le 29 Mars à Monza mais en privé avec seulement quelques autres équipes et puis ça sera tout avant la première course.

 

La semaine dernière à Motorland près d’Alcaniz, il était l’heure pour nous de nous positionner face à la concurrence, sur le circuit que je connais le mieux en World Series. La première journée s’est bien passée avec surtout un travail au niveau du freinage, le point le plus important sur cette voiture. Malgré un 3ème meilleur temps réussi lors du premier train de pneus neufs, mon meilleur tour a été réalisé bien trop tard dans la série pour des pneus neufs. L’après-midi j’avais à coeur d’améliorer la performance, cependant je n’ai gagné seulement 2/10 par rapport au matin et je réussis le 7ème chrono absolu du premier jour.

Le lendemain matin, ça partait fort pour nous avec le meilleur chrono de la première série. Je restais dans le coup tant que j’étais en pneus vieux cependant je ne suis pas arrivé à améliorer en pneus neufs ! Ceci a permis de nous montrer le travail le plus important que je dois faire dans les jours suivant. L’après-midi a été perturbé par un problème de frein qui m’a pas permis d’améliorer le chrono du matin. Je finis donc 15ème temps absolu de ces deux jours mais avec un potentiel certain.

 

Cette semaine à Barcelone, la pluie était à la fête. Mais un peu trop puisque on a pu rouler que très peu sur le sec. Les temps n’ont pas été très bon mais ça dépend plus du moment auquel on le fait. En effet la piste change très vite! Par exemple lors de la première journée, celle qui était entièrement sur le mouillée,  j’ai effectué  mon meilleur chrono en début d’après-midi. Certes comme la plupart des pilotes sauf que mon pilotage et les réglages de la voiture n’était pas au mieux. Nous avons beaucoup travaillé sur les réglages proprement dit et aussi sur les pneus. Michelin propose ainsi pour cette saison un nouveau type de gomme, beaucoup plus tendre, qui est difficile à maintenir à une température constante pendant le même run. Il était donc difficile d’être vite et constant à la fois. Nous attendions du beau temps pour le second jour, évidemment il n’en fut rien. Le ciel Catalan était un peu plus clair mais la pluie tombée toujours. Nous avons repris le travail inachevé de la veille. On n’était pas trop dans le coup pendant ces premières séries sur le mouillé. Alors quand la piste se mit à sécher, nous avions le sourire mais il n’allait pas rester longtemps ! Lors des deux fois que j’ai mis les pneus slicks, je n’ai pas pu effectuer un bon chrono à cause de gouttes de pluie puis d’un drapeau rouge. Je n’ai pu effectué qu’une série de référence dès l’ouverture de la piste l’après-midi avec des pneus assez vieux. Une fois aux stands pour travailler sur la voiture, tous les autres amélioraient et biensûr lorsque je sortis des stands avec des meilleurs pneus… La pluie retomba ! Mais cette fois-ci pour de bon. Au vue des conditions excécrable, tout le monde décida d’en arréter là.

 

Merci de la lecture

 

Bonjour à tous,
Mon équipe et quatre autres teams nous ont rejoint pour effectuer un test sur le circuit de Valencia, vendredi dernier. Le beau temps était au rendez-vous sur la côte Espagnole, en effet nous avions effectué le shakedown fin janvier sous la pluie avec un froid inhabituel pour cet endroit !
La piste étant très poussiéreuse, nous avons laissé les deux voitures de chez Comtec et celle de chez Pons nous la nettoyer un peu pendant la première heure. J’étais vraiment impatient de rouler à nouveau sur une piste sèche, cette attente durait depuis fin octobre. Je suis entré en piste vers 10h pour un premier ‘run’ assez long afin de prendre mes marques. La piste étant encore assez sale et surtout ayant des pneus usés, mon meilleur temps de cette première série tournait aux alentours des 1’26″ .
Au fur et a mesure que les autres voitures et moi-même roulions, les temps descendaient logiquement… Et encore plus lorsque nous avons mis les pneus neufs juste avant la pause déjeuner. Avec mon équiper André Negrao, nous avons fait le même temps aux millièmes près : 1’23″300 !
Après un court repas, nous n’étions pas réellement pressés pour retourner en piste car ce test compte parmi les 5 heures moteur qu’on a droit avant le début du championnat, donc il est important d’utiliser au mieux les tours chronos. La piste étant a plus de 25°, il était inutile de commencer a 14h pile. J’ai repris la piste vers les 15h et j’ai enchainé 4 séries de travail avant de mettre le deuxième set de pneus neufs peu avant la fin de journée. Je me sentais bien plus a l’aise que le matin et j’ai réalisé un 1’22″ 79 qui restera le deuxième meilleur chrono de la journée.
En plus du travail sur la piste, je m’entrainais a m’arrêter assez vite devant les mécanos pour les futurs arrêts aux stands des courses.
Nous sommes satisfait du travail accompli et l’entente générale avec tous les membres de l’équipe. Les prochains tests seront cette fois-ci collectifs, avec tous les teams inscrits au championnat. Je vous donne donc rendez vous après les essais d’Alcaniz.
Suivront également les photos de la voiture et de mon nouveau casque sur la page Facebook.
A la semaine prochaine